dimanche 5 août 2007

J'ai vu Pierre Lapointe ou Francofolies : Jour 7 - Last Call

Arrivée à la Place des Arts 10 minutes avant 9h (oui, je suis partie de bonne heure, accordez-moi le), je constate avec très eu de surprise que ladite place est bondée. Noir de monde. Je contourne la scène pour essayer de me faufiller dans la foule, mais impossible : tout est bloqué; avec barrières de sécurité, gardiens, all the kit. Non, à la place il faut faire un méga détour jusqu'à la rue St-Urbain en passant par le Complexe Desjardins. Je fais donc comme le troupeau et emprunte le seul chemin possible. Nous prennons les escaliers roulants, et c'est alors que j'aperçois un Pierre Lapointe pressé et sa troupe, en pleine course, escaladant le même escalier à contre courant.
Je regarde la scène se dérouler avec un sourire amusé en coin, alors que tout les gens présents applaudissent et crient. Hé oui, il monte un escalier, dis-donc.
Nous poursuivons notre chemin jusqu'à la rue mentionnée plus haut. À la sortie, je ne trouve pas plus de place qu'au départ. Encore là, c'est noir de monde. Et ça parle. Pire, même, le show commence et on n'entend rien ou très peu. J'aurais du rester à l'autre bout du Complexe finalement. Au moins, ç'aurait été écoutable.
Pas question que je me retape tout le trajet, à me frayer un chemin dans la foule, me dis-je. Peu importe, je rentre chez moi.

Ouais, j'ai vu Pierre Lapointe.

Putes au Chocolat et oreille cassée ou Francofolies : Jour 6

Sachez qu'après les 5 autres soirées passées aux Francofolies, mon oreille droite a flanché -j'accuse Malajube avec le speaker droit au Club Soda-. Je fus sourde pendant toute la journée de jeudi (pas sans panique). Mais qu'à cela ne tienne, ce n'est pas une oreille défectueuse qui m'empêchera de vivre les derniers jours du festival. Je me rendis donc sur le site, hier soir, armée de deux gros bouchons oranges fluos ancrés bien profondément.

J'arrive un peu tard, mais juste à temps pour voir Chocolat entamer la fameuse Johnny Depp. Du bonheur pour mes oreilles.

Arrive 21h, je me rend à l'Aire D. pour voir Psycho Karlof Killing Machine. Même si on reste un peu sur nos gardes lorsqu'arrive sur scène cette bande, tout de clichés country vêtue, ils savent rapidement mettre le public en confiance... ou en train de se dilater la rate du moins. Dès le début, le duo, nous accueille avec un "Bonsoir Francofolleries. Bonsoir Festivaliers. Accoudée au bar, la Francofolle rit.", roulés de "r" en prime. On comprend vite au cours des premières chansons qu'ils se plaisent à jouer avec le sens et la sonorité des mots, ce qui apporte souvent des double-sens à leurs histoires. Lui, semble avoir fait ça toute sa vie. Elle, nous rappelle étrangement le personnage de Sylvie Moreau dans Camping Sauvage. Hilarant. Ces deux-là ont réussi à nous faire entrer dans un monde que l'on aurait jamais cru croiser.

Puis vinrent Les Prostiputes, qui ont l'honorable tâche de donner le dernier show de la scène Molson Dry, rien de moins. Ils jouèrent des chansons qui se retrouvent autant sur Sexe en Stéréo que sur Trop Souvent Mal Baisés et leurs prédécesseurs. Nous aurons aussi eu la "surprise" de voir Karine Isabelle de Comme Un Homme Libre venir chanter (Dis-moi) Pourquoi pour la première fois en live avec les Putes; ainsi que la visite d'un autre invité, JP Vautour (des Vautours, évidemment).

Une soirée forte en rock'n'roll pour le plus grand plaisir des oreilles pas propres.

samedi 4 août 2007

Une pelletée de Lac pour emporter ou Francofolies : Jour 5

Mercredi 1er août

Ce soir là, j'avais décidé d'aller voir 4 groupes: Pas Chic Chic, Le Maximum Kouette, Les Fréres Cheminaud, et El Motor.
Rendu 6h45, je me fais un café (à noter que PCC jouent à 7h). D'la marde. Je partirai à 7h30.

Le Maximum Kouette, groupe de Paris, France, est sur scène à mon arrivée (surpris?). La chanteuse crie dans son micro un refrain qui pourrait s'apparenter à "America, we all fight". Je me rendis compte qu'ils ont beaucoup de chansons/refrains en anglais, au court de l'heure, d'ailleurs, ce qui est plutôt inapproprié pour les FRANCOfolies je trouve. Rien de très révolutionnaire musicalement non plus. J'ai tout de même apprécié une de leurs chansons qui bûchait à souhait, mais je n'arrive pas à retrouver le titre. Peu importe. À un moment elle tenait un bâton avec une poupée au bout et demandait à tous de mettre leurs bras dans les airs, pour "invoquer l'esprit de Wendy". Bref, tout ça m'a laissée un peu perplexe. Avec raison ou pas, je l'ignore. Il y a un rappel, mais je préfère quitter.

Photo flou laide:


En me rendant à l'Aire Desjardins, je croise Deya, sur la scène FrancoFou en train de chanter la dernière chanson en créole. ....Eh. En tout cas.

J'arrive à la scène juste à temps pour le début du show. Les Fréres Cheminaud, groupe que je ne connais pas vraiment, mais je sais tout de même que le chanteur est Pierre Fortin (Les Dales Hawerchuk, Galaxie 500). Dès le début, leur folk rock me met le sourire aux lèvres. Ça me rappelle tout simplement l'ambiance d'un show dans un de ces petits bars bruns de région. Ces petits bars qu'on aime tant. Ils sont les Hommes des Tavernes, pour vrai. Et l'accent Jeannois de Fortin est une mélodie si douce à mon oreille. Enfin, un peu de familiarité, quelque chose que je reconnais, dans cette ville. Une soirée plutôt nostalgique, donc.
Après l'heure des Fréres, je décide de rentrer, pour ne pas risquer d'effacer le sentiment d'appartenance, de «chez moi» qui m'a envahie. Mais juste avant, je fonce à la tente Archambault et achète leur album, que j'écoute présentement en pensant à mon Saguenay natal.

Photo flou laide #2:

jeudi 2 août 2007

Manquer le début ou Francofolies : Jour 4

Oups, je prend du retard..

Lundi, 30 juillet.


Je sors en trombe de l'appartement. 7h35. Je serai en retard, je le sens. Je rentre dans la station de métro. L'homme au guichet dort, appuyé sur ses mains. Dommage que je n'aie pas affaire à lui, j'aurais bien aimé le réveiller, me dis-je.

Arrivée à 8h05, j'entends Le Husky au loin. Vite, vite.
Performance somme toute très bien, j'ai apprécié. Des paroles parfois un peu douteuses, mais c'est pour ça qu'on l'aime. Je sors ma caméra pendant Mourir comme un chien, pour prendre un cliché, me disant que ça serait joli sur mon blog. "Veuillez changer les batteries". Oups. Et dire que je traîne un appareil avec les piles à plat depuis 3 jours... Miss B. rocke le clavier, moi je me demande où est son fameux violon, mais peu importe.

J'ai aussi aperçu le monsieur bizarre parmi la foule (voir Jour 1) avec encore le même accoutrement. Il était là à Gatineau aussi. C'est à croire qu'il est de tous les shows gratuits, à vagabonder parmi la foule en tapant des mains sur le mauvais rythme.

21h. Le Husky nous quitte, et moi j'ai une heure à remplir. D'ailleurs le seul show à cette heure était l'Hommage à Marjo. Oui madame. Monsieur. Poulet. Je m'y rend donc contre mon gré. J'en ai quand même profité pour visiter les toilettes du Complexe Desjardins. 5 minutes de moins.
Il y avait une foule monstre, pourtant je dois dire que tout ça était assez ennuyeux. De un, on aurait dit que c'était un show de Laurence Jalbert qui était presque toujours rendue sur scène. Et les chansons se ressemblent pas mal toutes. De deux... arf. Au moins je n'ai pas vu Éric Lapointe. Je pense qu'il étais supposé chanter. Je quitte le site en vitesse lorsque j'aperçois 9h50 pour monter l'escalier chevrotant menant à la Zone de beuverie pour la deuxième fois de la soirée.

Arrivent Jacquemort qui commencent leur set avec Brise-Glace (concept ici). Malheureusement, au beau milieu de ladite chanson, le micro de Thomas Augustin (encore) se met à faire des siennes. Ma chanson préférée massacrée par un bug technique. Snif alors. Ils joueront toutes les chansons du EP Dent de Lait ainsi que quelques nouvelles. Finissant le tout avec la sublime Coeur Saignant et ses oh-oh-oh, ainsi que la chanson que l'on aura pu entendre à la fin du topo #70 de Vox Pop Montreal. Ils quittent déjà la scène vers 10h40 et reviennent à la suite d'un rappel (on en veut plus, évidemment) pour annoncer qu'ils ont épuisé tout leur répertoire. Ils proposent un jam improvisé. L'idée est approuvée avec joie, et ma foi, très satisfaisante.
Et c'est ainsi que ce termine cette quatrième soirée Francofolle. Sans une goutte d'alcool, croyez-le ou non.
Jour 5 bientôt.

mardi 31 juillet 2007

Intégrale #3 ou Francofolies : Jour 3

Dimanche soir, un fameux 29 juillet.
J'arrive finalement à mon rendez-vous, devant le Club Soda, grâce à de précieuses indications. 20h15. Juste 15 minutes de retard... Oups. Je maudit le métro que je rate toujours de justesse.

C'est l'heure fatidique. Celle où je verrai mon billet se faire déchirer en deux. Ce billet que j'ai acheté au mois de mars. Ce billet qui trône sur mon mur depuis tout ce temps. Ce billet que j'ai failli oublier en quittant mon appartement en hâte.

Rendue à l'intérieur, je découvre un Club Soda pas mal plein. Je réussis tout de même à me glisser jusqu'à l'avant par le côté droit. Pas question que je reste au beau milieu de la foule, je ne verrais rien parmi tous ces géants.
Le groupe tant attendu fait finalement son entrée vers les 20h45 et entame quelques chansons démo. La seule que je connaisse étant Recto Verso. Puis, Thomas Augustin fini par prendre la parole et nous annonce solennellement que les deux albums seront joués en entier, ce soir. « Le plus long show de Malajube à vie! » Qu'il en soit ainsi. Et c'est après un puissant coup de gong que furent lancée les premières notes du Compte Complet avec L'introduction. Pas de surprise dans le setlist alors, les chansons seront jouées dans l'ordre précis où elles ont été enregistrées, mais c'est parfait.
Rien de spécial à redire sur la performance, c'était tight à souhait, mais ça, tu le sais déjà, tu l'as lu dans le journal. Je m'attendais à voir Loco Locass arriver sur scène, La Russe oblige, même s'ils avaient déjà mentionné qu'il n'y aurait aucuns invités, mais non. Pas l'ombre d'une fleur de lys, ou d'un discours souverainiste. Les cinq nous ont offert, à la place, une Russe muette, mais tout aussi agréable à écouter. La foule chantait toutes les chansons en choeur, particulièrement pendant la deuxième partie (Trompe-L'oeil). C'était joli, joli, joli. Un pur délice. Surtout La Monogamie. Et que dire de St-Fortunat. À certains moments, personne ne disait mot. On aurait pu entendre une mouche voler, alors que tous les yeux étaient rivés sur Mr. Augustin. Très émouvant.

Seul bémol; j'ai trouvé le public un peu -pas mal- mou. Des hochements de têtes ici et là, des gens qui sautillent un peu sur place. C'est pas mal tout. Il faut dire que j'ai été habituée à des concerts de Malajube beaucoup plus mouvementés en terre Saguenéenne. Là-bas, les groupes, on ne les voit pas passer souvent, mais quand ils y sont... On en profite. Bref, loin de moi l'idée de bitcher Montréal ou de mettre Jonquière sur un piédestal; c'est juste un fait. Vas y faire un tour, un jour, et tu m'en donneras des nouvelles.

Un très bon show en tout cas.
Pas de photos, mais Bande à Part a pris des images qui bougent tout le long de la soirée, tu surveilleras ça.

Après deux rappels interminables où l'on a réussi à soutirer le Grand Galion et Le Pirate d'Hochelaga, les Jujubes nous quittent avec de grands sourires, les bras dans les airs. Ils sont contents, ça se voit bien. Et nous aussi.

Puis, nous allons faire un tour, de loin, au spectacle de Luc de Larochellière, le temps d'une bière (oui, encore). D'ailleurs, pour quelqu'un qui a probablement beaucoup de matériel (musicalement parlant), on se demande pourquoi il a joué juste 40 minutes. Mais peu importe. C'était pas super de toute façon.

Je suis rentrée chez moi, encore une fois, avec le coeur léger et les yeux qui brillent.
De belles rencontres, un show excellent; une bien belle soirée, je te dis.

dimanche 29 juillet 2007

Drunken Post ou Francofolies: Jour 2

Je suis maintenant revenue du show de Gatineau (believe it or not, mais c'est tellement vrai). C'était écoeurant même si je me rappelle pas de tout. Je pense. J'ai pas de photos même si j'avais mon kodak, désolée. J'étais trop occupée à tenir ma bière. Pour notre plus grand plaisir ils ont joué Le Gros, Alcool (c'est de circonstance ma foi), Freak de Montréal, Set carré, Pow Pow t'es Mort (bref, L'IntégraLLL au complet), et autres telles The Christ is Right, Elephant, Pawnsheup et... d'autres dont je ne me rappelle plus le titre.
C'est pas mal ça. Merci à mon thermos pour la bière (la 1ere en tout cas). Merci à la "Zone intensifiée" où il se passe rien. Et à la boîte Miouze où on voit rien.
Ce post ne mène totallement à "rien"...
Bonne nuit, encore.

Malajube demain. Pas d'alcool et des photos juste pour toi. Promesse de Poe.
(ça parait pas comme ça, mais ça m'a pris beaucoup de concentration pour écrire ceci. Ciao)

samedi 28 juillet 2007

Summer of kekchose ou Francofolies: Jour 1

Je quitte mon fourmilliant loyer pour rejoindre une amie dans le métro; direction Place des Arts. Ayant déjà anticipé les pires cataclysmes, j'ai pas pris de chance: une bonne dose de crème solaire dans face.

18h: Nous faisons connaissance avec Saule, ce sympathique belge avec sa guitare. Oui, un Belge et sa guitare. C'est pas des farces, on se serait presque crus au spectacle de Pépé et sa guitare, mais avec un accent français (ou "belge", si tu préfères, le jeune). De plus, la musique est assez semblable; accoustique et joyeuse. Les paroles, plutôt comiques et absurdes. À un moment, il a même sorti son ukulélé! Même son visage ressemble à celui de Pépé. Oui, oui, t'as bien lu, un vrai Pépé européen. Mais après une demi-heure, j'en avais assez. Peut-être était-ce dû au fait que je ne connaisse pas les chansons. Ou encore parce que je n'avais que le son et non le visuel (hey, on était assis et la scène est haute de dix pieds). Bref, une chance que le gars perdu, en short et camisole de couleur pêche, était là.

20h: André fait son apparition sur la scène Le Lait, située tout près de la scène principale. On décide d'y faire notre tour en attendant. Je les ai déja vus quelques fois et il n'y a pas grand chose de nouveau... Tout de même un bon show. Rien à ajouter...

21h: Les Trois Accords entrent sur scène pour le premier set "Grand Champion..". Défilent alors les chansons dans le même ordre que sur l'album, et en plein milieu, un intermède futuriste pour notre plus grand plaisir. Il y a même des instruments à corde qui se joignent au groupe lors de quelques chansons dont évidemment Ton Avion. Par contre la foule n'est pas encore très énergique.

23h: Le retour des grands champions sur scène avec leur Gros Mammouth spectacle en réjouira plus d'un. Dès les premières notes de Gros Mammouth Chanson, c'est l'euphorie. De mon point de vue du moins. Le party est pogné en avant. Et avec raison! Auront défilé toutes les chansons de l'album, ainsi qu'au milieu, encore une fois, les hits solos perdus et classiques tels que Course de Char, Coupe de Cheveux (rebaptisée Coupe de Cheveux (Je n'ai pas besoin de) pour l'occasion, et prônant la coupe champignon), Jaune-Brun et Summer of Kekchose! Chansons que l'on avait pas eu la chance d'entendre live depuis 2005. Bref, de belles rencontres, de beaux souvenirs, et un beau cadeau pour les fans de longue date.
Pour les setlists, photos et etc: Le plus meilleur forum en ville.

Au menu demain: juste Gatineau et ben de la bière. Parlant de bières, elles sont à 5 dollars chacunes (quoique pas très surprenant). Ça donne le goût de se faire créatif et d'apporter notre propre alcool sur le site d'une façon de notre choix. Ce qu'on a fait et fera d'ailleurs.

Bonne nuit.
-La fille qui travaille dans ton magasin préféré demain midi