Dimanche soir, un fameux 29 juillet.
J'arrive finalement à mon rendez-vous, devant le Club Soda, grâce à de précieuses indications. 20h15. Juste 15 minutes de retard... Oups. Je maudit le métro que je rate toujours de justesse.
C'est l'heure fatidique. Celle où je verrai mon billet se faire déchirer en deux. Ce billet que j'ai acheté au mois de mars. Ce billet qui trône sur mon mur depuis tout ce temps. Ce billet que j'ai failli oublier en quittant mon appartement en hâte.
Rendue à l'intérieur, je découvre un Club Soda pas mal plein. Je réussis tout de même à me glisser jusqu'à l'avant par le côté droit. Pas question que je reste au beau milieu de la foule, je ne verrais rien parmi tous ces géants.
Le groupe tant attendu fait finalement son entrée vers les 20h45 et entame quelques chansons démo. La seule que je connaisse étant Recto Verso. Puis, Thomas Augustin fini par prendre la parole et nous annonce solennellement que les deux albums seront joués en entier, ce soir. « Le plus long show de Malajube à vie! » Qu'il en soit ainsi. Et c'est après un puissant coup de gong que furent lancée les premières notes du Compte Complet avec L'introduction. Pas de surprise dans le setlist alors, les chansons seront jouées dans l'ordre précis où elles ont été enregistrées, mais c'est parfait.
Rien de spécial à redire sur la performance, c'était tight à souhait, mais ça, tu le sais déjà, tu l'as lu dans le journal. Je m'attendais à voir Loco Locass arriver sur scène, La Russe oblige, même s'ils avaient déjà mentionné qu'il n'y aurait aucuns invités, mais non. Pas l'ombre d'une fleur de lys, ou d'un discours souverainiste. Les cinq nous ont offert, à la place, une Russe muette, mais tout aussi agréable à écouter. La foule chantait toutes les chansons en choeur, particulièrement pendant la deuxième partie (Trompe-L'oeil). C'était joli, joli, joli. Un pur délice. Surtout La Monogamie. Et que dire de St-Fortunat. À certains moments, personne ne disait mot. On aurait pu entendre une mouche voler, alors que tous les yeux étaient rivés sur Mr. Augustin. Très émouvant.
Seul bémol; j'ai trouvé le public un peu -pas mal- mou. Des hochements de têtes ici et là, des gens qui sautillent un peu sur place. C'est pas mal tout. Il faut dire que j'ai été habituée à des concerts de Malajube beaucoup plus mouvementés en terre Saguenéenne. Là-bas, les groupes, on ne les voit pas passer souvent, mais quand ils y sont... On en profite. Bref, loin de moi l'idée de bitcher Montréal ou de mettre Jonquière sur un piédestal; c'est juste un fait. Vas y faire un tour, un jour, et tu m'en donneras des nouvelles.
Un très bon show en tout cas.
Pas de photos, mais Bande à Part a pris des images qui bougent tout le long de la soirée, tu surveilleras ça.
Après deux rappels interminables où l'on a réussi à soutirer le Grand Galion et Le Pirate d'Hochelaga, les Jujubes nous quittent avec de grands sourires, les bras dans les airs. Ils sont contents, ça se voit bien. Et nous aussi.
Puis, nous allons faire un tour, de loin, au spectacle de Luc de Larochellière, le temps d'une bière (oui, encore). D'ailleurs, pour quelqu'un qui a probablement beaucoup de matériel (musicalement parlant), on se demande pourquoi il a joué juste 40 minutes. Mais peu importe. C'était pas super de toute façon.
Je suis rentrée chez moi, encore une fois, avec le coeur léger et les yeux qui brillent.
De belles rencontres, un show excellent; une bien belle soirée, je te dis.